Population

1 500 personnes (moyenne annuelle, population non permanente).

Langue officielle

Pas de langue officielle.

Langue parlée

On parle les langues des différentes équipes présentes sur place. L’anglais et le russe sont courants.

Peuple

Le « peuple » antarctique est composé du personnel des bases.

Réligion

Une église orthodoxe desservie à la station russe de Bellingshausen (Shetland du Sud). Une chapelle œcuménique, la Chapel of the Snows, sur la base américaine de McMurdo (île de Ross).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an. 22 juin : solstice d’hiver (ou Mid-Winter, célébré dans toutes les bases). 22 décembre : solstice d’été. 25 décembre : Noël.

Histoire

L’Antarctique est d’abord une idée : la Terra Australis Incognita. Aristote (384-322), Eratosthène (276-194), puis Ptolémée (90-168) avaient estimé, pour des raisons de symétrie (ou de « contrepoids »), que des terres devaient exister au sud de l’écoumène. Le Moyen Age n’eut rien contre. L’Antarctique est ensuite un dessin : la représentation de cette terre australe par les cartographes. D’abord abstrait ou symboliste, il intègre, petit à petit des éléments d’observation plus ou moins sûrs. Grâce aux navigateurs portugais, puis hollandais, notamment, qui en ont « détaché » l’Afrique en passant le cap de Bonne-Espérance. Dès le XVIe siècle, le nord de l’Australie fournit quelques données. Abraham Ortell (1570), Jacques de Vau de Claye (1583), Rumold Mercator (1587) et encore Johannes Kepler (1627) portent sur leurs cartes un vaste continent austral, la Grande Jave des cartographes dieppois, dont la partie nord-est présente des traits « australiens ». Cependant, Francis Drake (1542-1596) navigue au sud de la terre de Feu (1578) ; il dissocie donc la Terra Australis du cône sud-américain. Et suppose des terres froides dans les hautes latitudes. Au siècle suivant, la Niew Hollandt (Australie) est isolée à son tour (globe de Coronelli, 1688). On découvre alors la Nova Zeelandia. Peut-être est-elle une partie septentrionale d’un continent austral ? Les expéditions de James Cook, en 1768-1775, qui fait le tour de la Nouvelle-Zélande, remettent les choses à leur place. Cook (1728-1779) ne croit pas à l’existence de la Terra Australis. Le 17 janvier 1773, il est le premier à franchir le cercle polaire antarctique. Pourtant, le 28 janvier 1820 : 69°21’28’’S 2°14’50’’O, le commandant de la marine impériale russe Thaddeus von Bellingshausen aperçoit ce qui semble une terre importante. Dès lors, les découvertes s’enchainent. En 1823, James Weddell (1787-1834), profitant de conditions météo exceptionnelles, s’avance jusqu’à 74°15’S dans la mer qui porte désormais son nom. En 1839, James Clark Ross (1800-1862) détermine la position approximative du pôle sud magnétique. L’année suivante, l’expédition menée par Charles Wilkes (1798-1877), de l’US Navy, permet de conclure que toutes ces découvertes n’en font qu’une : le continent antarctique. Le Congrès international de géographie de 1895 pousse à l’exploration de l’Antarctique. L’expédition dirigée par le Belge Adrien de Gerlache (1866-1934) effectue un premier, et involontaire, hivernage (1898-1899). Le premier hivernage intentionnel a lieu un an plus tard : expédition Carsten Borchgrevink (1864-1934). Les expéditions se multiplient ; une première base est établie en 1903 dans les Orcades du Sud. 1907-1909, Shackleton atteint le plateau polaire. Et, le 14 décembre 1911, c’est Roald Amundsen (1872-1928) qui touche le pôle. Des moyens techniques nouveaux sont mis en œuvre pour l’exploration du continent : l’aéroplane, la photographie aérienne et la chenille. En 1939, les Allemands prennent plus de 10 000 photographies avec deux avions Dornier. Mais, de 1928 à 1956, le contre-amiral américain Richard Evelyn Byrd (1888-1957) sera sans doute le plus grand explorateur de cette nouvelle phase. Sous sa direction, l’opération Highjump de 1946-1947 est la plus importante expédition antarctique jamais menée : 13 bateaux, 23 avions, 4 700 personnes... La cartographie bénéficie largement de l’importance des moyens mis en œuvre. La traversée terrestre du continent, de la mer de Weddell à la mer de Ross, est réalisée en 1957 par les autoneiges Tucker de l’expédition Commonwealth Trans-Antarctic. Enfin, le 1er décembre 1959, le Traité de l’Antarctique donne un cadre légal à l’occupation pacifique, scientifique et internationale de la Terra Australis Cognoscenda.

Politique

L’Antarctique est politiquement neutre. Le Traité de l’Antarctique de décembre 1959, qui règle les relations internationales sur le continent, a pour objectif de désamorcer les revendications territoriales des signataires et de favoriser une occupation pacifique et scientifique. Les revendications de souveraineté ne sont pas annulées par l’adhésion au traité, elles lui sont subordonnées. Les 12 premières signatures furent celles de l’Afrique du Sud, de l’Argentine, de l’Australie, de la Belgique, du Chili, des Etats-Unis, de la France, du Japon, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, du Royaume-Uni et de l’URSS (désormais Fédération de Russie). Ces pays ont le statut de Parties consultatives (ils participent aux prises de décision des Réunions consultatives du Traité). Parmi les signataires ultérieurs, certains, dont l’activité en Antarctique est significative, bénéficient également de ce statut : l’Allemagne, le Brésil, la Bulgarie, la Chine, la Corée du Sud, l’Equateur, l’Espagne, la Finlande, l’Inde, l’Italie, les Pays-Bas, le Pérou, la Pologne, la Suède, l’Ukraine et l’Uruguay. D’autres, une vingtaine, Parties non consultatives, assistent aux réunions, mais n‘ont pas voix aux prises de décision.

Célébrité

Fabian Gottlieb Thaddeus von Bellingshausen (1778-1852) a participé à la première navigation russe autour du monde, entre 1803 et 1806. Dirigeant ensuite une expédition dans l’Antarctique (1819-1821), il semble qu’il ait été le premier à apercevoir, de loin, le socle continental. Antériorité contestée par le Britannique Edward Bransfield (1785-1852) et l’Américain Nathaniel Palmer (1799-1877). Jules Sébastien César Dumont d’Urville (1790-1842) fut un explorateur clé du Pacifique (on lui doit la distinction, désormais contestée, entre Polynésie, Mélanésie et Micronésie). En 1840, il navigue le long de la terre Adélie. On a donné son nom à la base scientifique française établie dans l’île des Pétrels en 1956. Jean-Baptiste Charcot (1867-1936), médecin et explorateur, a mené deux importants voyages scientifiques en Antarctique, en 1904-1905 sur le Français (hivernage dans l’île Wandel) et en 1908-1910 sur le Pourquoi-Pas ? (hivernage dans l’île Petermann). Il a ensuite dirigé la recherche française dans l’Arctique. Mort en mer. Ernest Henry Shackleton (1874-1922). En janvier 1909, il parvient à 97 milles nautiques du pôle Sud (expédition Nimrod). Cependant, c’est l’échec de l’expédition de l’Endurance (1914-1917) qui fait sa gloire : le sauvetage de ses membres dans des conditions dantesques fut l’un des hauts faits de l’âge héroïque de l’exploration de l’Antarctique. Shirase Nobu (1861-1946) a dirigé une expédition japonaise en Antarctique en 1910-1912 (terre du Roi-Edouard-VII) à bord du Kainan Maru. Cette première tentative non européenne fut mise à rude épreuve, tant par des conditions météo particulièrement pénibles que par la virulence des commentaires racistes qu’elle a suscités.

Savoir-vivre

En matière de pourboire, sur les bateaux, il faut compter une dizaine d’euro par jour et par passager, en moyenne. Tous les déchets doivent être emportés (il est interdit de les brûler sur place). Seuls les restes alimentaires peuvent être rejetés à la mer, à plus de 12 milles nautiques des côtes ou de la plateforme continentale. On veillera à ne laisser nulle trace de son passage et on ne prélèvera aucun « souvenir », ni naturel, ni pris aux sites de recherche abandonnés. Il est fermement recommandé de ne pas nourrir ou toucher les animaux. Dans tous les cas, il faut être aussi discret que possible. Mousses et lichens sont fragiles, il faudra donc éviter avec soin de les piétiner.

Cuisine

La cuisine est fonction de la nationalité des équipes qui occupent les bases et importent leur nourriture. Il y a donc des choses assez diverses. La table est de très bonne tenue à la base française Dumont d’Urville. Quand aux voyageurs, ils prennent leurs repas à bord des bateaux.

Boisson

Le liquide connait les mêmes conditions que le solide.

Utile

Mieux comprendre L'Antarctique

  • Géographie
  • Hommes
  • Transport
  • Environnement

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